Au Vatican
La Rome des grandes rues possède ses qualités et ses défauts. Il va sans dire que les défauts tendent à ressortir tout particulièrement : les automobiles et les scooters qui font la course sur quatre voies dans une avenue à deux voies, la pollution, la saleté, les piétons et… les omniprésents touristes.
Samedi matin, 7 heures, les rues sont plutôt tranquilles. Nous nous dirigeons donc vers le Vatican.
Une petite demi-heure et nous voici traversant la place Saint-Pierre. La place n’a rien à voir avec celle que nous connaissons, les gens qui circulent vont à la messe, l’ambiance est à la prière.
Nos pas résonnent sur le marbre de la basilique, car personne ne parle à cette heure dans la basilique. Nous croisons ici et là quelques personnes, des prêtres, des employés arrosant les fleurs.
En s’approchant de la sacristie à gauche, commence un cortège de prêtres parfois accompagnés d’un servant de messe, parfois non et parfois de simples fidèles. Ces prêtres viennent célébrer la Messe sur l’un des nombreux autels latéraux de la basilique. Ils célèbrent soit dans le rite ordinaire soit dans le rite extraordinaire.
En entrant dans la sacristie nous faisons face à une belle statue de saint André pour ensuite se retrouver dans la sacristie proprement dit. Là, une autre scène pittoresque nous attends : assis ou debout une armée de servants de messe attend tandis que de nombreux prêtres se préparent.
Sortant en procession, nous sommes trois, vers quel autel allons-nous? Le diacre qui nous accompagne, un habitué, répond tout simplement : « le premier qui est libre.»
Le P. François Bandet, EP célèbre sa première messe au Vatican sur un autel latéral dédié à la Mère de l’Église qui est aussi connu comme autel de la colonne. Sous l’autel, un sarcophage contient les reliques de trois saints papes : Léon II, III et IV. La belle Vierge à l’Enfant peinte sur une colonne de marbre, provient de la nef centrale de la basilique constantinienne, elle y sera placée là où elle est maintenant en 1607.
Au cours de la troisième session du Concile Vatican II, Paul VI, en promulguant la constitution dogmatique « Lumen Gentium », le 21 novembre 1964, a déclaré la Vierge Marie « Mère de l’Église », d’où origine le titre sur l’autel.
Vous étiez, cher lecteur et ami des Hérauts de l’Évangile et êtes toujours, dans nos intentions de prières.
Ile de la Dominique

La Dominique, à ne pas confondre avec la République Dominicaine, est une petite île de 750 km2 dans les Caraïbes. 70% de ses 71 000 habitants sont catholiques.
Un premier groupe de l’apostolat de l’oratoire vient tout récemment d’être formé.
Apostolat de l’oratoire au Rwanda
Un coopérateur des Hérauts au Rwanda nous écrit :
Beaucoup de famille viennent nous voir et désirent devenir membre de l’apostolat de l’oratoire, pour le moment beaucoup de familles ont des problèmes et beaucoup de couples divorce à chaque instant. C’est un grand défi pour nous de pouvoir prier et implorer la paix de Jésus Christ et de la Mère du Verbe dans la prière du saint rosaire.
Nous avons une chorale des jeunes compose de 25 membres en majorité filles nous sommes dans le besoin de leur trouver des uniformes et des instruments de musique. L’apostolat de l’oratoire est fonctionnel dans beaucoup de Paroisse : Rango, Nyumba, Cathédrale Butare dans le Diocèse de Butare et Muhondo, dans l’archidiocèse de Kigali.
Actuellement 350 familles participent à l’apostolat de l’oratoire au Rwanda, les visites de l’oratoire du Cœur Immaculé de Marie entre familles continuent.
En 2011 le 26 juin nous allons fêter 5 ans d’existence de l’apostolat de l’oratoire au Rwanda.
Toutes les familles souhaitent bonne année 2010 à tous les Hérauts de l’Evangile dans le monde entier.
BATAGATA Emmanuel
Activités du samedi
Samedi, le 8 janvier 2010, les Hérauts ont organisés à leur maison de formation de Schomberg, une série d’activités de formation pour les jeunes.
Cette fois, les jeunes ont pu assister à une présentation audio-visuelle sur le miracle eucharistique de Lanciano, faire de la glissade, suivit d’une autre réunion sur le thème de la grâce et sur les commandements.
Au terme de la réunion, le Saint-Sacrement a été exposé pour une demie-heure d’adoration et la récitation du chapelet. La soirée se termina par la traditionnelle pizza des Hérauts qui a déjà acquis une réputation ” internationale “.
Les activités pour les jeunes ont lieu tous les 2e et 4e vendredi du mois à la maison de formation des Hérauts de l’Évangile au 5535 17e sideroad, Schomberg, ON, @ 14:30.
La prochaine rencontre aura lieu le 22 janvier 2010.
Cliquez sur l’image pour visiter la galerie de photos du billet original en anglais.
La grande histoire d’une petite île
Nous voici au temps des fêtes, entre Noël et le jour de l’An. En quelque sorte, il s’agit pour chacun de nous d’un court répit nous préparant à la veille et au jour de l’An proprement dit.
Or, pour les Romains qui sont encore à Rome, un beau dimanche du temps des fêtes est l’occasion parfaite d’une promenade en famille. Et… vous connaissez la fameuse réponse de saint Ambroise à propos d’une question de saint Augustin : « À Rome, fais comme les Romains. »
Rien de plus simple à accomplir lorsque vous vivez dans le centre historique. Il s’agit de choisir. La tendance est souvent de s’éloigner le plus possible, mais parfois les trésors sont si près qu’on tend à les mépriser.
Tout juste en face de l’église de San Benedetto in Piscinula se trouve l’île Tibérine. Complètement recouverte de constructions, un hôpital, le Fatebenefratelli et deux églises forment les principales attractions des badauds plus intéressés aux choses sérieuses que les bars laitiers ou les vendeurs de babioles. Toutefois, sous les pierres et le ciment, les lits de fortune des vagabonds et quelques palmiers s’y cache la grande histoire d’une petite île. Un petit jeu de mots, en effet, mais pourtant bien vrai.
Tout comme notre petite église, les origines de l’île se perdent dans la nuit des temps. A un tel point, que l’histoire débute par une légende qui fait remonter la formation de l’île à l’an 509 av. J.-C.
Lors de la chute de Tarquin le Superbe, septième et dernier roi de Rome, les moissons qui lui appartenaient au Champ de Mars furent, sur l’ordre du Sénat, jetées dans le Tibre. L’amoncellement des gerbes recouvertes du sable que charrie le fleuve aurait forme une véritable île qui, plus tard, fut consolidée par des constructions.
Une autre légende, plus répandue, explique de la manière suivante comment cette île fut consacrée à Esculape :
Pendant la peste qui sévit à Rome en 293 av. J.-C., le Sénat, après avoir consulté, suivant l’usage, les livres de la Sybille, envoya des ambassadeurs a Épidaure, où se trouvait le principal sanctuaire d’Asclépios, le dieu grec de la médecine; un des serpents conservés dans le temple comme symboles vivants de la divinité entra de lui-même dans leur navire qui le ramena à Rome. En remontant le Tibre, arrivé aux portes de Rome, il s’élança dans l’île et y disparut. Sa venue fit cesser le fléau…
En souvenir de cette manifestation divine on éleva dans l’île un temple consacré au dieu Esculape, ainsi qu’un hôpital pour les malades, et elle fut reliée aux rives par deux ponts qui existent encore.
Plus tard, on ajoutera de nouvelles constructions pour maintenir les terres de l’île et on lui donna, en décorant les deux pointes en forme de poupe et de proue, l’aspect d’un gigantesque vaisseau ancré devant Rome, dont un obélisque placé au centre figurait le mât.
La proue a disparu depuis longtemps. Il ne reste aujourd’hui qu’un fragement de la poupe, fort mutilé d’ailleurs, et qui a été dégagé en 1899. On y distingue encore un bas-relief représentant un buste humain que l’on reconnaît être celui d’Esculape, d’après le voisinage du bâton sur lequel s’enroule le serpent symbolique.
L’île, sorte de « Lourdes » païenne, fut plus tard imbibée du sang des martyrs et jusqu’à nos jours sa vocation auprès des malades grâce à la communauté des frères de l’ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu (depuis 1584).
Les deux églises, Saint Barthélémy, construite au Xe siècle sur les ruines du temple d’Esculape et Saint Jean Calibita, du saint dont on a retrouvé les reliques sous l’autel lors de la reconstruction de l’église au XVIIe siècle, possèdent elles aussi une belle histoire qu’il vaudrait la peine de raconter dans un prochain billet.
Sur les photos, je vous offre une vue général de l’île. Nous entrerons dans les détails plus tard. Je vous invite à bien regarder la photo prise du pont Cestio. Mise à part les éléments modernes, vous pouvez admirer la même vue sur notre église que celle dont aurait jouie sainte Françoise Romaine lorsqu’elle remis en place miraculeusement le bras d’un pauvre homme tranché par un coup d’épée et, très probablement, de sainte Rita de Cascia qui, elle aussi, le traversa lors de son pèlerinage aux basiliques de Rome. Un peu de la « petite histoire » de l’île…



Le pèlerin et vous…