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Arrivée à Santo Domingo
À l’arrivée la première qui se note, à part une chaleur accablante, est l’atmosphère « bon vivant » de la population en commençant par les douaniers. « Mi Padre, su bendición! » demande un jeune garçon tout de suite en sortant de l’automobile pour aller voir la mer, qui est elle, véritablement paradisiaque. Une saine curiosité, marqué de révérence pour le religieux, semble animé les gens. Cela se constate dans les différentes couches de la société.
Cet aspect positif des dominicains n’est toutefois pas parfait. Si un nord-américain ou un européen doit utiliser le système de transport public, il doit s’armer de courage pour embarquer dans les épaves roulantes qui servent d’autobus ou les taxis communautaires où s’empilent les passagers.
L’intérêt pour la mission sur le point de s’accomplir est grand que ce soit chez nos amis où le public qui communique avec les Hérauts par l’internet. Tous et chacun souligne l’importance de cet effort qui se veut un soutien spirituel plus que matériel. Ceci même en République Dominicaine. Dans un pays où on disait aux enfants que les Haïtiens les mangeraient s’il ne se comportaient pas bien, et ou plus d’un n’ont jamais mis les pieds dans le pays voisin. « En allant à Haïti, nous apprécions ce que nous avons », nous dit un candidat au sénat.
Au Vatican
La Rome des grandes rues possède ses qualités et ses défauts. Il va sans dire que les défauts tendent à ressortir tout particulièrement : les automobiles et les scooters qui font la course sur quatre voies dans une avenue à deux voies, la pollution, la saleté, les piétons et… les omniprésents touristes.
Samedi matin, 7 heures, les rues sont plutôt tranquilles. Nous nous dirigeons donc vers le Vatican.
Une petite demi-heure et nous voici traversant la place Saint-Pierre. La place n’a rien à voir avec celle que nous connaissons, les gens qui circulent vont à la messe, l’ambiance est à la prière.
Nos pas résonnent sur le marbre de la basilique, car personne ne parle à cette heure dans la basilique. Nous croisons ici et là quelques personnes, des prêtres, des employés arrosant les fleurs.
En s’approchant de la sacristie à gauche, commence un cortège de prêtres parfois accompagnés d’un servant de messe, parfois non et parfois de simples fidèles. Ces prêtres viennent célébrer la Messe sur l’un des nombreux autels latéraux de la basilique. Ils célèbrent soit dans le rite ordinaire soit dans le rite extraordinaire.
En entrant dans la sacristie nous faisons face à une belle statue de saint André pour ensuite se retrouver dans la sacristie proprement dit. Là, une autre scène pittoresque nous attends : assis ou debout une armée de servants de messe attend tandis que de nombreux prêtres se préparent.
Sortant en procession, nous sommes trois, vers quel autel allons-nous? Le diacre qui nous accompagne, un habitué, répond tout simplement : « le premier qui est libre.»
Le P. François Bandet, EP célèbre sa première messe au Vatican sur un autel latéral dédié à la Mère de l’Église qui est aussi connu comme autel de la colonne. Sous l’autel, un sarcophage contient les reliques de trois saints papes : Léon II, III et IV. La belle Vierge à l’Enfant peinte sur une colonne de marbre, provient de la nef centrale de la basilique constantinienne, elle y sera placée là où elle est maintenant en 1607.
Au cours de la troisième session du Concile Vatican II, Paul VI, en promulguant la constitution dogmatique « Lumen Gentium », le 21 novembre 1964, a déclaré la Vierge Marie « Mère de l’Église », d’où origine le titre sur l’autel.
Vous étiez, cher lecteur et ami des Hérauts de l’Évangile et êtes toujours, dans nos intentions de prières.
Sur les routes canadiennes
Le 19 juin dernier, lors d’une célébration solennelle, le Pape ouvrait l’année sacerdotale qui se terminera par une rencontre mondiale au Vatican.
Au cours de cette année l’Église est invitée à méditer sur le thème « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre », comme moyen de valoriser la formation permanente des prêtres et des séminaristes.
Il y a beaucoup d’activités dans tous les diocèses du monde. Selon les paroles même du Pape Benoît XVI, l’objectif de cette année jubilaire est de « de faire percevoir toujours plus l’importance du rôle et la mission du prêtre dans l’Église et dans la société contemporaine. »
Au cours du mois de septembre et octobre, plusieurs activités sur ce thème ont été réalisées au Québec, en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan par les Hérauts de l’Évangile: messes, heures mariales, bénédiction des foyers, sacrement de la réconciliation…
Une messe solennelle pour tous les amis de l’association a été célébrée à l’église Notre-Dame des Douleurs (voir article en anglais ici); à Québec, au Mont Thabor; à Chicoutimi dans plusieurs paroisses et communautés religieuses et aussi le sacrement du baptême d’un nouveau-né et un adulte; à Dolbeau, chez les carmélites; à Montréal, une heure mariale à la paroisse Saint-Gilbert et une messe chez les carmélites et les Petites sœurs des Pauvres et enfin dans plusieurs communautés francophones et anglophones de l’ouest canadien : Beaumont (Alberta), Saskatoon, Prud’homme, Saint-Brieux (Saskatchewan).
Je vous invite donc à jeter un coup d’œil sur les photos : Cliquez ici
Première messe
ÉVANGILE
Luc 10, 1-9
Après cela, le Seigneur désigna 72 autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout endroit où lui-même devait aller.
Et il leur disait: “La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Allez! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez pas de bourse, pas de besace, pas de sandales, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez, dites d’abord: Paix à cette maison! Et s’il y a là un fils de paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle vous reviendra. Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’il y aura chez eux; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert; guérissez ses malades et dites aux gens: Le Royaume de Dieu est tout proche de vous.
Comme je vous l’ai raconté dans le billet précédent, l’ordination de 14 nouveaux prêtres et de 10 nouveaux diacres fut une grande joie. Il s’agit d’un événement particulièrement marquant pour les Hérauts de l’Évangile du Canada qui comptent maintenant un premier prêtre et un premier diacre parmi leurs membres.
Le lendemain de l’ordination, 21 juillet, les nouveaux prêtres ont célébré tour à tour la première messe en présence de parents et amis venus du monde entier.
Le P. François Bandet a célébré sa première messe solennelle à 11h du matin ayant pour concélébrants, le P. Marcos Faes, EP, supérieur des Hérauts au Canada et le P. Louis Goyard, EP, de France, secrétaire de la Société cléricale Virgo Flos Carmeli. Le diacre Ryan Murphy, EP accomplit aussi pour la première fois le service de l’autel accompagné du diacre Michael Carlson, EP des États-Unis.
Au début de ce billet, je tenais à vous faire lire l’Évangile proclamé lors de la messe du P. Bandet, car il est bien significatif. Il représente la gloire du ministère sacerdotal aujourd’hui. Dans un temps où les ouvriers semblent si peu nombreux, une flamme d’espérance nous illumine avec force lorsque nous sommes témoins de tels événements. Qu’en pensez-vous?
Suite à la célébration, Le P. Marcos Faes adressa quelques paroles de remeciements et le P. François Bandet offrit sa bénédiction à tous et chacun.
En terminant, je vous offre une galerie de photos qui, je l’espère, vous permettront de partager avec moi la joie qu’un tel événement suscite dans le cœur de tous les catholiques.
Un 16 juillet comme les autres?
Une journée ensoleillée, une température agréable, les oiseaux gazouillent, les chiens de race douteuse se promènent sans but, les gens vaquent aux obligations quotidiennes. C’est un 16 juillet comme les autres…
Dans une église, une activité silencieuse se déroule auprès de l’autel: on prépare la messe.
À l’heure prévue, 11 heures du matin, dans un tourbillon féérique de lumière transformée par les tons vifs du bleu du rouge, du vert et du jaune de grands vitraux, s’ouvre la procession d’entrée.
Un long cortège de prêtres et de diacres aux chasubles et dalmatiques bleus, couleur de la Vierge, se déplace majestueusement au pas cadencé. Le pas léger, mais assuré, sur le brillant plancher de marbre, ressemble plus à une image du Ciel : un cortège angélique se rendant auprès du Créateur pour l’adorer.
La messe commence, d’énormes nuages d’encens montent vers le ciel au rythme mélodieux du chant Flos Carmeli dont les paroles sont attribuées à saint Simon Stock. Les prières et les sacrifices des fidèles ici symbolisés montent doucement vers le crucifix suspendu au-dessus du maître-autel.
Tout cela constitue une merveille inimaginable se déroulant sous les yeux rêveurs du pèlerin qui a la grâce d’y être présent. Le roi Clovis se serait sûrement exclamé de nouveau, comme au jour de son baptême : ” Est-ce déjà le Ciel? “
C’est le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Carmel à l’église de Notre-Dame du Rosaire des Hérauts de l’Évangile au Brésil…
Mgr João Clá Dias a célébré ce matin cette fête de grande importance pour les Hérauts de l’Évangile et la Société de vie apostolique Virgo Flos Carmeli, car elle étroitement liée à leur fondation et leur spiritualité.
Dans son homélie, il a retracé l’historique de la fête pour ensuite remonter aux origines du Mont Carmel, du saint prophète Élie, jusqu’à l’apparition de la Vierge Marie à saint Simon Stock. Tout cela en relation à la fondation de l’association.
Le pèlerin et vous…